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Dans le tourbillon des festivités de noël et du nouvel an, une réflexion émergente sur les relations entre les membres d’une famille arrivés à l’âge adulte s’impose ! Rarement remise en question, cette dynamique systémique cache souvent un contrat implicite qui peut être source de malaise. Les fêtes de fin d’année, célébrées comme des rituels immuables, peuvent devenir le terrain fertile où les rôles familiaux sont réaffirmés (dans la douleur), parfois au détriment d’une véritable connexion, féconde et profonde entre les individus.

La famille : un mythe idéalisé

Dans leur ouvrage « vos parents ne sont plus vos parents », E. et M.F Ballet de Coquereaumont soulignent le pouvoir du mythe idéalisé de la famille, une force qui nous persuade que l’amour familial est une évidence. Depuis notre plus tendre enfance, nous sommes bercés dans (l’illusion de) l’amour inconditionnel selon lequel nos parents nous aimeraient quoi que nous fassions, qui que nous soyons quels que seraient nos choix. 

Et c’est au nom de cette croyance que chaque année, sans jamais s’autoriser la moindre remise en question, nous retournons dans notre famille pendant les fêtes, très souvent au détriment de nos propres besoins, et de nos propres ressentis : Nous sommes ainsi sommés de renouveler notre adhésion implicite à un système dont nous sommes issus.

Ébranler le Système Familial 

Cependant, exprimer ses émotions au sein de la famille peut être comme lancer une pierre dans un étang dont l’eau serait tranquille tel un miroir. En reprenant les propos de Thomas d’Ansembourg, pourquoi serait-il si difficile pour un parent, un proche… d’être en réception/acceptation d’une émotion dite négative ? Tout simplement parce qu’il serait insoutenable de voir l’autre souffrir, en écho à sa propre souffrance ressentie, souvent niée et cachée aux yeux des autres. Et c’est par gentillesse que bien des parents sur-réagissent face à un adolescent en difficulté, ou un enfant un peu trop émotif… souvent au détriment de la vérité de l’enfant. Une fois devenu adulte, le même scénario continue à être rejoué, inlassablement…. Une famille devient dysfonctionnelle dès lors qu’il semble impossible de pouvoir accueillir et accompagner la souffrance d’un de ses membres. La souffrance non reconnue devient alors une source de violence, pouvant mettre en péril l’équilibre du « système famille ».

Sortir du « être une famille » pour apprendre à « Faire Famille »

« Faire famille » transcende l’existence familiale en soi. Cela implique collectivement le développement de la capacité à entendre les souffrances de chacun, à créer un espace de différenciation et d’affirmation. On autorise ainsi chaque membre à être authentique au sein du contexte familial, avec ses idées, ses envies, ses choix (accueillis sans jugement) en sortant de la pensée culpabilisatrice/culpabilisante pour aller vers une ouverture à l’autre et aux autres. 

« Faire famille » c’est aussi sortir du triptyque filiation (transmission génétique), fonction parentale (éducative et protectrice), nature du lien (jeu de rôle entre parents/enfants) permettant à chacun de trouver la voie qui lui est propre. En restant prisonnier de ce triangle des Bermudes de la famille, nous prenons le risque de laisser un ordre s’établir, bloquant toute perspective d’évolution au sein des relations familiales, fussent-elles dysfonctionnelles et/ou toxiques.

Une Relation Saine pour un futur sain

En redéfinissant la relation entre « ex-parent et ex-enfant », de nouveaux droits émergent : le droit au retrait, à dire « non », calmement mais fermement, à légitimer sa vérité intérieure, parfois au détriment de sa vie sociale et des innombrables sollicitations familiales.

Certains enfants/parents décideront de sortir des surnoms affectifs (utilisation des prénoms en lieu et place des habituels « papa » et « maman ») et de ne plus se soumettre à une quelconque réminiscence d’autorité. 

Ces droits offrent la possibilité de remettre en question les schémas automatiques, permettant ainsi une communication plus authentique, d’adulte à adulte : on entre dans l’âge adulte à 18 ans, mais devenir adulte est le parcours de toute une existence.

Plus ce travail est entamé tôt, plus on peut vivre le bonheur véritable.

Je suis toujours surpris de voir les méfaits de telles relations sur les adultes qui me consultent, parfois bien des années après le décès de leurs propres parents, oncles, tantes…. laissant entrevoir que la mort ne suffit pas à éteindre les relations familiales dysfonctionnantes. La loyauté invisible perdure par delà les âges et par delà les générations. Nous en reparlerons dans un prochain article consacré à la psycho-généalogie.

Entamer une thérapie devient alors un acte symbolique pour comprendre son histoire (et non la réécrire) pour devenir acteur et pleinement présent aux choix de notre présent qui seront les fondations de notre futur.

Mes 4 conseils pour une vie de famille Épanouissante

1. Prioriser le temps de qualité sur la quantité d’activités festives.

2. Encourager la communication ouverte et l’expression des émotions par une écoute authentique.

3. Valoriser les traditions qui ont un sens pour tous les membres de la famille et délaisser celles qui n’en ont pas.

4. Éviter les attentes irréalistes et se concentrer sur l’appréciation mutuelle.

En Conclusion

Les festivités de fin d’année, souvent associées à la notion de famille, se présentent comme une période idéale pour explorer nos façons d’être en lien. C’est le moment propice pour se demander si nos liens familiaux nourrissent suffisamment notre épanouissement individuel. 

En réinventant nos liens familiaux, en déconstruisant les rôles imposés, et en écoutant véritablement les émotions qui nous traversent, nous pouvons transformer les fêtes en une célébration de notre authenticité et de notre propre croissance personnelle.

Et si tu veux explorer tes liens familiaux, prends rendez-vous avec moi pour un entretien de 30 min offert 😉 

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